Retour d’Angoulême 2011

J’aurai pu faire sem­blant de rien et vous pré­sen­ter le tra­vail d’un artiste mol­dave incroyable de vir­tuo­si­té mais mes pas­sages à Angoulême se font trop rares (sans comp­ter la nomi­na­tion) pour faire mon bla­sé.
D’abord mer­ci à tous pour vos mes­sages de féli­ci­ta­tion qui me vont droit au coeur: oui je méri­tais ce Prix du Meilleur Album et Moebius l’a dans le baba, ah ah ah ! On me souffle dans l’oreillette que pas du tout, j’étais dans la caté­go­rie “bio­gra­phie de peintres célèbres” et que ce Prix a été annu­lé au der­nier moment pour cause rai­son bud­gé­taire ? Rhalala, mais ce n’est pas croyable ! Voilà com­ment on brise le moral des Grands Artistes !

et je n'ai pas tout mis, évidemment

Avant d’arriver à ce grand moment de souf­france non par­ta­gée, je vous pro­pose un aper­çu de l’Aventure humaine que repré­sente un séjour à Angoulême pour un pro­fes­sion­nel comme moi (j’imagine que c’est le 65° témoi­gnage du genre que vous lisez depuis jeu­di). L’Auteur BD en par­tant pour Angoulême a deux choses impor­tantes en tête: la qua­li­té de son hôtel et son plan­ning de dédi­cace. En effet, sui­vant que l’hôtel se trouve en ville ou à Perpète les Gonnettes a une grande impor­tance pour la ges­tion 1. de la sieste 2. des soi­rées arro­sées et des pos­si­bi­li­tés de retrou­ver son lit. Le plan­ning va per­mette de gérer 1. sa gueule de bois 2. la visite des expos et la ren­contre avec les copains/copines (oui, il y a de plus en plus d’auteurs femmes, vous avez dû le remar­quer). Avec un séjour réduit au week end dans mon cas, la posi­tion de l’hôtel était moins stra­té­gique. Le plan­ning avait été réa­li­sé pro­ba­ble­ment avec l’idée de com­pen­ser mon absence sur les autres jours: arri­vé à 11h à Angoulême, je devais dédi­ca­cer de 13h à 17h (pause inter­view) et le len­de­main de 10h à 12h et de 14h à 17h – train du retour à 18h10. Soit neuf heures de dédi­caces en une jour­née et demi. Grâce à Dieu, RFO, Éric & Ramzy et la céré­mo­nie de remise des Fauves, j’ai pu allé­ger ce mara­thon et même me pro­me­ner un peu (je n’ai pas de pho­to de moi dédi­ca­çant à côté de ces char­mants comiques mais ça devrait arri­ver). J’ai donc casé sur le same­di: 11h30 à midi, pas­sage éclair à la Bulle New York (bud­get livres épui­sé en cette même demi-heure), 18h-20h visite du CNDBI + re Bulle New York et retrou­vailles émue avec vieil ami. Évidemment, l’évènement de ce fes­ti­val pour moi, ça a été la grève des employés de l’Association. JC Menu s’enfuira-t-il avec une tonne et demi d’or ? Seul le sou­tien des USA pour­rait éven­tuel­le­ment évi­ter ce triste épi­logue. Malheureusement, les fes­ti­va­liers qui étaient pré­sents depuis jeu­di n’avaient aucun désir de dis­cu­ter avec moi de cette péri­pé­tie éton­nante vu qu’ils avaient épui­sé le sujet depuis deux jours. Les ren­contres inat­ten­dues, ça a été Jason qui sem­blait se deman­der qui était cet exci­té de chez Glénat qui cher­chait à com­mu­ni­quer avec lui et Jean-Claude Loiseau, cri­tique BD à Télérama, qui s’est révé­lé, comme on pou­vait s’y attendre, char­mant, curieux et ouvert d’esprit. Me voi­là obli­gé d’aller cor­ri­ger tous mes billets de ce blog où je fais le mariolle sur le dos du pres­ti­gieux heb­do­ma­daire…
Je vais en pro­fi­ter pour remer­cier l’équipe Glénat qui ont fait en sorte de bien m’accueillir et que je ne m’ennuie pas :-), faire mes excuses aux gens que j’aurais bien aimé revoir et que ça n’a pas été pos­sible et la bise à Reine pour son cari pou­let. Les livres, revues et albums ache­tés seront chro­ni­qués dans les semaines à venir…
ben fina­le­ment, je ne par­le­rai pas de la céré­mo­nie: la musique était très bien (le groupe de Bashung), les gags un peu pour­ris mais sym­pas et j’ai décou­vert qu’il y avait un nou­veau prix et logo (le Fauve, je sais, je mets du temps à per­cu­ter). Le troi­sième depuis la créa­tion du fes­ti­val, com­ment voulez-vous que les grands médias vous prennent au sérieux… Et qu’il a fal­lut que je courre pour cho­per mon train.

Si vous avez trou­vé une faute d’orthographe, informez-moi en sélec­tion­nant le texte en ques­tion et en appuyant sur Ctrl + Entrée.

Étiquettes

11 commentaires

  • On s’y croirait…Et la chan­son “BIJOU“de Bashung en fond sonore(pour répondre à ce brin de mélan­co­lie).
    Oui,“GAUGUIN” est un grand livre;je suis content que Manuele Fior soit davan­tage mis en avant…Et je salue l’audace,la per­ti­nence et le cou­rage oui disons-le du choix du grand prix.J’en ai encore des fris­sons (C’est pas beau l’ironie.Bon…)
    Il est com­ment ce diable de JASON?En vrai?

  • Il a l’air très timide mais ma faconde lui a fait peut-être peur. J’ai honte de dire que je n’ai même pas eu l’occasion de feuille­ter l’album du lau­réat – mais ce n’est pas tout à fait ma faute. J’espère avoir l’occasion de voir à quoi res­semble son tra­vail rapi­de­ment.

  • en fait, on n’a rien raté en ne venant pas :p… comme tous les ans.
    quoique la coupe de champ’ avec Li-An, c’était bien :)

  • Pas mal le coup pour être dans les petits papiers de Télérama !
    J’y étais le ven­dre­di, et je vou­lais te saluer car j’avais vu ça “11H15
    Rencontre Sélection Officielle – Li-An ” mais je suis arri­vé vers 11h25 et je n’ai vu per­sonne :-(

  • Désolé, Glénat n’a pas pu modi­fier mon plan­ning pour cette ren­contre. C’est un peu débile puisqu’on a été pré­ve­nu bien après que mon séjour ait été orga­ni­sé. Angoulême, ils t’envoient un mail “il faut que vous pas­siez ven­dre­di à 11h30 et vous n’avez pas inté­rêt à être en retard” sans même te deman­der ton avis… Dommage qu’on ne se soit pas croi­sé.

  • Je n’en ai pas par­lé parce que si la réédi­tion est belle, je n’accroche pas du tout à l’histoire pour de nom­breuses rai­sons.

  • Bon, on va le mettre rapi­de­ment ici. Je n’avais lu aucun de leurs albums BD parce que je n’étais pas à l’aise avec leur univers/dessin. La réédi­tion m’a don­né envie de lire celui-là (les cou­leurs sont vrai­ment impec). Mais je ne suis pas ren­tré dedans. J’imagine que les ama­teurs doivent se réga­ler mais les per­sos sont trop à la limite de la cari­ca­ture pour moi. C’est à 100 à l’heure tout le temps et ça m’a saoû­lé. La construc­tion du scé­na­rio ne m’a pas non plus convain­cu (pour­quoi faire le casse en pas­sant par des ama­teurs ??? Pas vrai­ment convain­cant). Je pense que c’est un genre très par­ti­cu­lier et ça ne cor­res­pond pas à mes goûts (ou alors pas de cette manière).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *