Piercing – David Gaddis

Aujourd’hui, la pie voleuse s’attaque à Totoche (encore lui s’exclameront ceussent qui suivent) avec une BD conçue spé­ci­fi­que­ment pour le Web et qui se lit natu­rel­le­ment en fai­sant défi­ler l’ascenseur à droite ou le molette de la sou­ris si vous êtes un vrai geek. Un concept qui fait réflé­chir puisque faire du comics en ligne est une acti­vi­té fort pri­sée de nos jours et qui oblige l’auteur, dans la solu­tion prô­née par Gad­dis à une gym­nas­tique intel­lec­tuelle peu clas­sique (plus de bas de page ni page tout court ; obli­ga­tion d’une lec­ture hori­zon­tale régu­lière). Le pro­blème, évi­dem­ment, c’est ”et si on danse ?”, je veux dire ”et si on veut publier ça sur papier ?”. Et c’est là que David Gad­dis se retrouve couillon. Sinon, je trouve que ça fonc­tionne très bien même si ça a un côté ”des­sin ani­mé retrans­for­mé en BD”.

vous habitez chez vos parents ?

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8 commentaires

  • Je ne connais pas assez bien le tra­vail de Baker pour être caté­go­rique mais c’est un peu ce genre d’école oui.

  • oh, c’est tout bien propre comme décou­page, ça peut se remon­ter en pages quand même… mais : excel­lente his­toire, je ne connais­sais pas et suis quelque peu bluf­fé.

  • Pro­duire la bande des­si­née sur le net me parait une évi­dence depuis des années. Reste la ques­tion de la pré­sen­ta­tion des oeuvres : com­ment pré­sen­ter une lec­ture qui exploite plei­ne­ment le poten­tiel du web. reste aus­si la ques­tion des droits d’auteurs : un conteur qui irait de ville en ville racon­ter ses his­toires et à qui per­sonne ne don­ne­rait une miette de pain en remer­cie­ment ter­mi­ne­rait bien vite son errance sur le bord d’une route… reste enfin celle de la pro­mo­tion de l’oeuvre : selon ma propre expé­rience, mettre une bd en ligne, dans cet immense fourre-tout qu’est le net, équi­vaut à jeter une bou­teille à la mer… Pour­tant, je reste convain­cu que ces ques­tions seront un jour réso­lues, sans pour autant, d’ailleurs, exclure une exploi­ta­tion paral­lèle en édi­tion papier.
    par­don d’ajouter un com­men­taire sur l’experince ci des­sus : on a l’impression de voir un sto­ry board hori­zon­tal, mais ça n’en est pas un… ça n’est non plus de la bande des­si­née… mais l’expèrience a le mérite d’exister.

  • Per­son­nel­le­ment, je ne sais pas trop quoi en pen­ser. Le suc­cès des BD blogs prouve que les gens aiment le côté ”ren­dez vous régu­lier” sur la Toile et en même temps, on se rend bien compte que ce qui marche se limite à de l’humour+nombril. Je n’ai pas encore vu d’œuvre majeure en ligne mais j’avoue que je ne cherche pas par­ti­cu­liè­re­ment. Pour ce qui est des rému­né­ra­tions, le public US donne plus faci­le­ment de l’argent à un auteur (de logi­ciel libre ou autre) lorsqu’on lui demande gen­ti­ment que le public fran­çais gavé de l’idée de ”culture gra­tuite” et qui pense que tout lui est dû. Pour le moment, la récom­pense finan­cière pour cer­tains des créa­teurs de blogs BD, c’est d’être publié par Sham­poo la col­lec­tion qui décoiffe…

  • Ceussent qui aiment ce style gra­phique ne devraient (à mon humble avis) effec­ti­ve­ment pas être déçus par les tra­vaux en cou­leurs de Kyle Baker non tra­duits en fran­çais (I die at mid­night, You are here, King David).
    Celui-ci intègre même la 3D dans cer­tains des­sins, ce qui accen­tue le côté des­sin ani­mé du truc.
    Cela n’a évi­dem­ment rien à voir avec les adap­ta­tions des des­sins ani­més de Miya­za­ki en man­ga-papier de chez Glé­nat, puisqu’il s’agit de créa­tion.
    Par ailleurs, le des­sin me semble plus abou­ti que pour un sto­ry-board (mais je ne suis pas spé­cia­liste).

    Seul Mr Gad­dis est à remer­cier : si chaque lec­teur de cette his­toire avait mis ne serait-ce que 50 cents dans la tire­lire depuis 10 ans que l’histoire est en ligne, son ban­quier aurait été heu­reux …

  • J’ai jeté un oeil sur ton blog aux pages de Baker mis en ligne et j’ai été déçu. Le côté cari­ca­tu­ral ne m’a pas convain­cu…

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