Last Man (Balak, Salanville & Vivès – KSTR) et quelques considérations

Retour de Bastia

bd-bastia_03 J’avais prévu de faire un vrai billet sur mon expérience de BD à Bastia hier mais, en le relisant, je me suis rendu compte que ça n’aurait intéressé pas grand monde mes aventures au pays des « people » BD. Il faut quand même que j’en dise un petit mot car c’est une manifestation hors norme.
BD à Bastia est conçu comme un moment de rencontres basé sur les conférences/interviews de la presse (beaucoup de journalistes de la presse nationale font le déplacement avec des partenariats d’Arte et France Info, la présence de journaliste de Libération etc…) et la possibilité de voir de nombreuses expositions. Lorsque j’ai vu la liste de ces dernières sur le site BD à Bastia, j’ai cru que c’était un résumé des années précédentes. Mais non, vous pouviez voir des planches de Blutch, Manuele Fior, Emmanuel Guibert, Catherine Meurisse, Marc-Antoine Matthieu, Ferrandez et tous les auteurs de la collection Louvre de chez Futuropolis et les auteurs de BD relatives à la peinture et le boulot de Sardon et…et… Je ne peux tout simplement pas tous les citer… Et ces gens étaient évidemment présents !

bd-bastia_02 Côté interviews, je n’ai rien suivi, trop occupé à discuter. Comment ça, « à discuter » ? Pas à dédicacer ? Ben non, à Bastia, si vous voulez une dédicace, vous achetez un album et vous partez ensuite à la recherche de l’artiste en espérant qu’il ne fasse pas une partie de Risk: je me suis retrouvé embrigadé par Ruppert pour une tentative de la conquête du monde à coups de dés face à Lisa Mandel, Bastien Vivès et Vincent Pianima (victoire aux points de Lisa Mandel). Sous les yeux amusés des visiteurs. Vu le système, je n’ai pas beaucoup dédicacé mais l’importance était ailleurs. Un festival incroyable pour les auteurs mais je me demande comment le perçoit le public. En tous les cas, aucune valise ou collectionneur enragé n’était visible.
Et dans les activités « annexes », vous pouviez réaliser votre propre fanzine à 8 pages ou vous initier à la fabrication d’un pop-up, un atelier géré par deux jeunes artistes formidables comme ils disent à la radio: Anouck Boisrobert et Louis Rigaud dont vous pouvez admirer le travail sur leur site http://ludocube.fr/.
Seule conséquence négative directe de ce week end, il faut s’attendre à une « druckerisation » de ce blog. Il va être difficile de dire faire mon malin sur le dos de gens aussi sympathiques… (vite, corriger tous mes billets !)

boisrobert-rigaud
une belle affiche de Boisrobert & Rigaud

Fred nous a quitté

À Bastia, la conversation est arrivée plusieurs fois sur Fred et je ne comprenais pas pourquoi on en parlait au passé. C’est seulement dans l’avion du retour que j’ai vu l’avis de son décès dans un quotidien. Je ne vais pas faire mon malin: même si j’ai lu un bon nombre de ses albums, je n’en ai aucun dans ma bibliothèque. Il bousculait les conventions de la BD avec une inventivité folle et on a même essayé de l’inviter à la Réunion – sans succès. Je l’ai découvert dans ma jeunesse – je me rappelle encore de vieux numéros de Pilote avec des pages de Philémon – et il faudrait que je relise ça un jour, notamment son Petit cirque qui m’avait marqué.

Encore du Vivès !

last-man-couv Pas étonnant que je reçoive sur ce blog des messages de jeunes filles américaines transies d’amour pour le travail de Bastien Vivès puisque me voilà en train de parler encore une fois d’un de ses albums: Last Man. Réalisé avec la complicité de Salanville et Balak, c’est une espèce d’hommage aux mangas sans copier vraiment le rythme ou le graphisme. En petit format noir et blanc, Last Man raconte – pour le moment – un tournoi de combat dans un univers fantaisie dans lequel débarque un gros costaud (qui semble venir de notre univers à nous) obligé de s’associer avec un petit garçon blond au coeur pur mais qui pèse dix kilos tout mouillé – et qui a une maman super canon. C’est terriblement agréable à lire avec des personnages très vivants et on n’a qu’une envie en fermant le livre, c’est de savoir si notre duo de champions va gagner le tournoi et comment. Si j’ai bien tout compris, l’histoire va durer quinze tomes et le suivant ne devrait pas tarder. Comme dit mon fiston, ça ressemble à du manga classique sauf que c’est mieux dessiné, plus rythmé, qu’il se passe des choses et que les filles sont bien plus sexy. Finalement, ce serait peut-être ça la recette du « manga à la française » dont rêvent les éditeurs ?

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