La bibite à Bon Dieu (Bouzard – Les Requins Marteaux)

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Alors que le concept de la col­lec­tion aurait dû me convaincre dès le départ, je n’avais ache­té encore aucun des petits for­mats de BD Cul, la col­lec­tion poche éro­tique des Requins Marteaux. Peut-être parce que j’avais eu l’occasion de lire dans ma jeu­nesse les fameux ouvrages genre Elvifrance, des trucs des­si­nés à l’arrache, ven­dus à petit prix dans les gares et les bar tabacs des petits vil­lage (je me rap­pelle qu’il y en avait sur la table du coif­feur du vil­lage de mon grand père) et dont les Requins reven­diquent un héri­tage dans la forme au moins. Le lan­ce­ment de la col­lec BD Cul était quand même très éloi­gné du truc ori­gi­nal : des auteurs confir­més post Assoce se fai­sant plai­sir. Bref, il aura fal­lut que Bouzard s’y colle pour que je fran­chisse le pas.
Bouzard, dans le rôle de Don Camillo, fait un rem­pla­ce­ment dans un petit vil­lage où les femmes ne sont visi­ble­ment pas satis­faites par leur mari – ou alors elles ont un appé­tit sexuel insa­tiable. Encouragé par le Christ sur la croix qui lui rap­pelle qu’il est là pour aider ses parois­siens, le père Guillaume va donc sau­ter tout ce qui bouge. Ce n’est pas du tout des­si­né “éro­tique”, les femmes res­semblent à de vraies bonnes femmes et la sexua­li­té reste clas­sique. Les qua­li­tés du bou­quin sont évi­dem­ment du côté de l’humour et une occa­sion pour Bouzard de déve­lop­per son petit uni­vers vil­la­geois, un truc qu’on ne voit pas trop dans la BD d’aujourd’hui. Seul regret : le prix assez éle­vé ne donne pas envie de se payer la col­lec aus­si sec pour pas­ser le temps à la gare avec les copains du régi­ment.

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