Clafoutis n°4 (Les éditions de la Cerise)

Comme le veut une antique tra­di­tion, Clafoutis sort un nou­veau numé­ro pour Angoulême. Évidemment, la revue luxueuse de Guillaume Trouillard se mérite: gra­phismes poin­tus, his­toires sym­bo­liques et rap­pels mytho­lo­giques (peu poli­ti­que­ment cor­rects) sont au pro­gramme. Saurez vous aller jusqu’à la fin du texte de Jean-Luc Coudray, trou­ve­rez vous un sens aux planches de Anke Feuchtenberger ? Vous êtes alors très fort. Mais ça n’empêche pas: Clafoutis est deve­nu une réfé­rence alter­na­tive incon­tour­nable en ces périodes fri­leuses où seules les jeunes filles qui montrent leurs fesses roses ont des chances de tirer le gros lot. Clafoutis mélange grands anciens (David B., Sergio Toppi ou Carlos Nine) avec des jeunes moins connus au talent gra­phique incon­tes­table. Je vous ai mis des planches de Vincent Perriot qui fais une alerts­to­ry pleine d’énergie, Adrien Demont qui met en scène un chien à la recherche de son sur­moi et Gabriel Schemoul qui me rap­pelle un film lyn­chien où une jeune femme tra­vaille dans un hôtel dans une forêt. Mais c’est juste pour dire, tout est de haute tenue et j’attends avec impa­tience le jour où Guillaume Trouillard va explo­ser à la face du monde.

Vincent Perriot

Adrien Demont

Gabriel Schemoul

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