Chat méchant – Ariol t.6 (Guibert & Boutavant – BDKids)

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Ma précé­dente chronique sur Ariol date d’il y a quatre ans et j’ai décou­vert ce dernier album avec surprise. Il me semble que Bayard avait décidé de réédi­ter la collec sous un nouveau format et, du coup, je n’avais pas remar­qué que la série conti­nuait son petit bonhomme de chemin, persua­dé que les albums que je voyais sortir ne conte­naient pas d’inédits.
Il me faut avouer ici que j’ai un gros problème avec le travail d’Emmanuel Guibert : j’ai l’impression d’être un peu retar­dé mental quand je feuillette ses albums. Que ça vole bien trop haut pour que je les appré­cie à leur juste mesure. Du coup, je n’ai pas lu grand chose de lui. Mais Ariol, c’est vraiment de la grande BD jeunesse. Ariol est un petit âne bleu à lunettes qui vit ses aventures de petit garçon d’âne français moyen avec beaucoup d’énergie et d’innocence. Comme tous les enfants de son âge, il est entou­ré de copains et la classe est très impor­tante pour lui. Ramono, c’est son meilleur copain et Pétula, la fille dont il est éperdu­ment amoureux.
La quali­té de la série, en dehors du dessin de Bouta­vant, très juste et précis, ce sont les person­nages qui entourent Ariol et la façon dont ils vivent. Ce ne sont pas juste des faire valoir mais ils ont leur person­na­li­té propre. Ramono est visible­ment plus dégour­di que Ariol, avec un petit côté tête dure, Pétula ne semble pas parta­ger l’amour que lui porte Ariol et de nombreux adultes croisent la route du petit âne (dans ce recueil, un artiste en chambre en fauteuil roulant, un fan de rock éperdu…). Cela apporte une gravi­té plutôt inhabi­tuelle et, franche­ment, je n’en ai pas cru mes yeux lorsque le papa d’Ariol s’est mis à flirter avec la maman de de Naphta­line à la piscine…

je rêve ou le papa d'Ariol flirte éhontément ?

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10 commentaires

  • Ben… Guibert ne doit pas voler si haut que ça puisque même moi j’arrive à le lire.
    Je trouve au contraire que sa très grande force est d’arriver à racon­ter des histoires ”simples, ”à hauteur d’homme” (Alan, Le Photo­graphe…).
    Enfin, je trouve. Après c’est une question de goût, hein.

  • Mais nooooon. C’est juste parce que tu feuillètes. C’est comme à la piscine, ça a toujours l’air trop froid si on n’y met qu’un z’orteil. Plonge z’y !

  • Emmanuel Guibert est un grand homme dont tout le travail me passionne;sache LI AN,que le grand Franquin ne parve­nait pas à rentrer dans l’univers de Goossens…Alors si (L’excellent) Li an n’adhère pas à Guibert,c’est pas bien grave…(Un post scrip­tum allongé:Boutavant est formidable;pas loin de Jacques Azam,qui est formi­dable)

  • Guibert, c’est une crème d’homme et on ne va pas tarder à comprendre que c’est un auteur qui, petit à petit, de livre en livre, pose un truc très chouette. Brillant, pas casse-bonbon, culti­vé, pas casse-pied, humain, pas démagogue. Son livre de croquis sur la campagne normande, c’est un petit précieux…

  • Y avait pas un concours ici-m^me pour casser du sucre en toute mauvaise foi sur le dos(de Jeff Bucley?)?Relançons-le…

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