Capharnaüm (Lewis Trondheim – L’Association)

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Oh, un nouvel album de Lewis Trondheim à l’Association – ils sont toujours vivants ceux-là ? Un truc épais de trois cents pages, mazette. Ah mais non, ce n’est pas une nouveauté mais un « début » d’histoire qui date du début des années 2000. Est-ce que c’était une bonne idée de ressortir ça des carnets de croquis ?

Martin est un jeune libraire fan de Willard Watte, un justicier masqué entouré d’une équipe de choc et, accessoirement, un personnage de comics qui relatent ses aventures. Martin assiste à l’enlèvement de son patron et se retrouve poursuivi par le redoutable Gashinga qui veut le faire taire. L’équipe de Watte décide de l’utiliser pour piéger Gashinga.

On retrouve des thèmes habituels à Trondheim: un personnage un peu lunatique et innocent qui se retrouve au centre de l’action sans l’avoir voulu et qui doit se battre entre deux camps ennemis pour exister en tant qu’individu. Le passage de la « légende » à la réalité est bien souligné avec le comics confronté aux vrais personnages – qui n’est pas sans rappeler les Watchmen.
Le dessin est réalisé sans crayonné sur carnet de croquis et ça se sent quelque fois mais rien de rédhibitoire.

En fait, ce bouquin est une très bonne surprise. J’ai toujours été un peu frustré par les Lapinot en version Dargaud qui avaient du mal à retrouver l’ampleur des Carottes de Patagonie ( 400 pages serrées ) et ce Capharnaüm, après un début un peu lent devient vite passionnant. D’où une réelle frustration lorsque la fin arrive puisqu’il n’y aura pas de suite. Trondheim prétend qu’il avait prévu d’en faire 5000 pages mais il laissera tomber pour attaquer un nouveau projet: Île Bourbon 1730 avec Appollo.

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On remarquera que l’Association continue à être à la pointe du progrès question prix puisqu’ils avaient largement popularisé « l’album à 120 francs » et qu’ils luttent pour imposer maintenant « l’album à 25 euros ».

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2 commentaires

  • Du coup comme tout le monde en disait du bien, je l’ai lu et ouais c’est assez chouette. J’ai bien aimé la liberté du découpage, qui se permet des changements de rythme, des incises, des retours en arrière. Il y a un vrai côté ludique là-dedans qui n’était pas dans Les carottes de Patagonie (et qui rend d’ailleurs le récit plus surprenant).
    Bon après, effectivement, c’est très frustrant…

    • Les Carottes étaient vraiment un album de découverte pour Trondheim alors qu’avec Capharnaüm, il a déjà toute une expérience acquise.

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