Le Beffroi, un comics post Miyazaki de Simon Spurrier & Jeff Stockely

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Quand on voit le prix des BD, on compte ses sous, je vous prie de le croire. On cal­cule, on sup­pute, on pèse et quelque fois on achète sans faire exprès un comics juste parce que ça a l’air sym­pa l’univers – soyons hon­nêtes, j’ai pas­sé trois heures au télé­phone avec dif­fé­rents consul­tants pour voir si je pou­vais ten­ter le grand saut. Et on m’a dit « boarf, ça a un côté Moe­biu­sien ».

Travail à mutants

Le Bef­froi est une ville qui s’étend toute en hau­teur (je me com­prends) avec en bas la plèbe et en haut, au des­sus des hauts quar­tiers, le Baron. Ou plu­tôt la Baronne parce que le Baron est mort et sa fille aînée semble une belle garce qui ne sup­porte pas les déviants qui étaient tolé­rés par son père.
Les déviants ont été créés pour ser­vir les Humains et vivent prin­ci­pa­le­ment en dehors de la ville, sous la menace de fana­tiques reli­gieux qui veulent les éra­di­quer. Ils ont des pou­voirs trop bizarres comme notre héroïne, le com­man­dant Shâ, fli­quesse en chef, qui enquête sur de mys­té­rieux crimes poli­tiques. Shâ est une Méduse, c’est à dire qu’elle a des espèces de ten­ta­cules fins qui lui sortent du dos, elle peut prendre une appa­rence dif­fé­rente et pos­sède une attaque super mor­telle qu’elle ne peut pra­ti­quer que tous les 20 ans. Et, acces­soi­re­ment, elle a per­du un œil et elle porte une cape parce que c’est cool une cape et, non, ça ne sert à rien.

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Ben, l’histoire de Spur­rier est une bonne sur­prise parce qu’elle tient super bien la route et se révèle bien tor­due et logique, rien n’est lais­sé au hasard et on se laisse pié­ger sans rien voir venir. Les per­son­nages secon­daires sont soi­gnés et font avan­cer l’intrigue qui ne paraît pas méca­nique (à mon avis le prin­ci­pal défaut des auteurs US qui semblent suivre des recettes effi­caces sans déra­per).
Au point d’oublier que Sto­ke­ly des­sine de manière…euh… pas hyper maî­tri­sée. Il sem­ble­rait que les States ne béné­fi­cient pas des mil­liards de cours de gra­phisme qui pul­lulent en France parce que ça fait long­temps que je n’avais pas vu un truc aus­si ban­cal en pro. Son uni­vers gra­phique cite en effet Moe­bius et le Nau­si­caä de Miya­za­ki mais sans beau­coup d’efficacité. Le Bef­froi d’en bas et d’en haut semblent iden­tiques tel­le­ment les décors sont expé­diés et je suis sûr qu’en réflé­chis­sant à une approche plus adap­tée des élé­ments gra­phiques, il aurait pu trans­for­mer une bonne his­toire en comics de légende.

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Lointaine Cité

En fait, j’y ai pris aus­si beau­coup de plai­sir parce que l’univers n’est pas sans rap­pe­ler Pla­nète Loin­taine] et dans mes bonnes réso­lu­tion de 2018, il y a la créa­tion d’une suite pile poil 20 ans après sa paru­tion.

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