Beauté t.3 (Kerascoët & Hubert – Dupuis)

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Je n’avais pas chroniqué le tome 2 en me disant que je vous avais suffisamment saoulé avec ma fanattitude envers les Kerascoët mais nous voilà au dernier tome de la trilogie Beauté et il serait idiot de passer à côté.
Dans le deuxième tome, Morue/Beauté est devenue reine du Royaume du Sud. Influencée par la méchante fée Mab, elle multiplie les gaffes et finit par pousser le Roi à la folie et le Royaume à sa perte, ravagé par les armées du Roi-Sanglier qui brûle évidemment de désir au premier regard posé sur Beauté. Nous retrouvons dans ce tome 3 Beauté prisonnière au royaume du Nord et devenue servante. Sous l’influence de sa fille, elle décide d’apprendre à lire et découvre alors la vraie nature de Mab. Une tentative d’enlèvement par son premier amant Eudes échoue et le Roi-Sanglier, tombant lui aussi dans une jalousie morbide, fait enfermer Beauté et sa fille. Je ne vous raconte pas la fin très réussie et qui conclut intelligemment l’histoire.

Pour ce dernier tome, Hubert développe les personnages qui gravitent autour de Beauté: notamment l’histoire d’amour entre Claudine et Eudes et comment la Reine du Nord gère ses rapports avec son mari. Ça permet d’éviter les répétitions (on sait que tous les mecs vont tomber amoureux de Beauté) et ils méritaient vraiment de vivre leur destin. Les personnages « bons » finissent par dépasser leurs pulsions pour vivre heureux ou comprennent qu’il leur faut prendre leur destin en main pour lui échapper. On peut d’ailleurs se poser la question de savoir si l’histoire est morale et quelle morale elle présente.

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Les Kerascoët démontrent encore une fois leur immense talent. La couverture est somptueuse et, à une époque où les albums grand public ont des couvertures d’une uniformité déprimante (la faute probablement à des commerciaux/éditeurs trop zélés et des auteurs qui respectent les recettes à la lettre), fait plaisir à voir. Les planches sont tout aussi intéressantes, le trait hyper ligne claire étant contre balancé par des effets de lumières et d’ombres inventifs. Et je reste épaté par la représentation de Beauté qui aurait été casse gueule pour beaucoup de dessinateurs et qui est juste parfaite. Pour ne pas changer, le design et les costumes sont très soignées, avec quelques clins d’oeil aux illustrateurs d’un autre siècle.
Bref, vous l’avez compris, je suis toujours aussi fan et vous invite à découvrir l’histoire désormais complète en espérant une intégrale qui reprendrait la version « blanche et verte ».

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