Une virée à Paris – l’expo Aardman au musée de l’Art Ludique

La peinture tue

La dernière fois que je suis allé à Paris, j’ai fait plein d’expos et un spectacle. Dans les expos, il y avait Velaz­quez au Grand Palais et c’était d’un chiant morti­fère. Velaz­quez est un grand peintre et on peut y voir au moins deux chef d’œuvre absolus mais se farcir des portraits de trous du cul de l’époque enrichis à l’or d’Amé­rique du Sud ou de curés prêts à partir évangé­li­ser les Indiens à coup de fouets, ça donnait envie de ressor­tir défiler dans la rue pour Charlie Hebdo. Sans compter que vous avez non seule­ment les portraits peints par Velaz­quez mais aussi les portraits dont on n’est pas sûr, les copies de portraits et les études de portraits. Imagi­nez une exposi­tion de portraits de grands hommes d’État et d’indus­triels d’aujourd’­hui. Ça vous motive­rait ?

celui-là il est chouette
celui-là il est chouette

Et puis je suis allé au musée de l’Art Ludique qui est situé juste à côté de la gare d’Aus­ter­litz et c’est ballot parce que juste­ment, le matin, j’étais arrivé par la gare d’Aus­ter­litz.

J’y suis allé un peu inquiet parce que Art Ludique, ça me faisait penser à Art Ludik, la galerie qui expose plein de gens qui viennent de l’ani­ma­tion ou le cinéma et qui a surtout publié en 2011 un gros pavé chez Sonatine appelé Art ludique – il y a une certaine logique derrière tout ça – un bouquin que j’ai lu et que je n’ai pas chroni­qué ici parce qu’il m’a fait pleurer des larmes de sang.

Marché émergent

Tout le concept du bouquin tourne autour du fait qu’il y a de grands artistes qui travaillent dans l’ani­ma­tion ou le cinéma et qui ne sont pas du tout recon­nus parce que, si on voit le résul­tat final à l’écran, les images origi­nales qui ont permis de créer des designs, des décors ou une narra­tion restent elles invisibles au grand public. Ce travail est consi­dé­ré comme moins presti­gieux puisqu’il est au service d’une grande œuvre mais en fait pas du tout, c’est de l’Art aussi et, la preuve, c’est que des gens comme Bilal ou Hergé ou Pratt vendent leurs planches des millions de brouzoufs. Bon.
Ensuite, le livre présente quelques uns de ces grands artistes et c’est surtout des gens qui ont exposé ou travaillé avec la galerie Art Ludik mais, faut pas chipo­ter, y’a quand même de grands noms dans le tas (et quelques uns qui sont plus petits on va dire). Évidem­ment, il n’y a aucune image de gens abondam­ment cités dans la partie décla­ra­tive – genre Pratt ou Moebius – ce qui m’a fait couiner. Et on termine avec un magni­fique tableau Excel récapi­tu­lant les meilleures ventes de planches BD de l’époque.

Vous avez bien compris : ce sont de grands artistes et/​car on peut se faire de l’argent avec.

J’avoue que j’ai lu très rapide­ment l’ensemble – agacé que j’étais – mais j’ai noté au moins une grosse bourde : Frazet­ta n’a jamais dessi­né de comics Conan le Barbare, les gars !

Musée rigolo

exposition-aardman

Au musée Art Ludique se tient une exposi­tion Aardman, le studio de Wallace & Gromit, de Shaun le mouton – cf. ma chronique ici.
Elle est vraiment bien fichue et présente l’œuvre complète du studio avec les croquis prépa­ra­toires, montre un bureau d’ani­ma­teur, explique bien le principe du stop motion en pâte à modeler et contient une foulti­tude de décors des films – il a aussi les Pirates un peu bof. Et c’est génial à voir ces décors qui fourmillent de petits détails hyper réalistes – je n’arrive même pas à imagi­ner comment on peut faire un chou fleur en pâte à modeler.

photo site officiel
photo site officiel

C’était donc une chouette surprise et je vous engage vivement à la visiter – elle se déroule jusqu’au 20 août.
En plus la boutique est beaucoup plus sobre que la boutique du Grand Palais. Vivement que le Christ débarque pour bouter les marchands hors des musées…

photo site officiel
photo site officiel

Une vidéo réali­sée par le site de Télémé­rou sur l’expo­si­tion – les journa­listes de Télémé­rou semblent super potes avec Art Ludickque parce qu’ils ne loupent pas une occasion de pondre un article dessus.

Je n’ai pas acheté le catalogue parce que les maquettes en vraie étaient juste trop bien pour rendre correc­te­ment en 2D à plat.

  • le site officiel du musée :

Postface spectaculaire

Le soir, je suis allé voir un spectacle de ConstancePartouze senti­men­tale au théâtre de la Comédie de Paris. Je ne connais­sais pas du tout et je pensais tomber sur un truc où on se moque des mecs et, en fait, c’était d’un humour noir et étrange et j’ai ri – jaune souvent. Constance danse, chante et a une panoplie de person­nages frapa­dingues qui font juste flipper.

Après, j’étais bien fatigué, une verveine et au lit.

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