C’est la guerre

Une BD à laquelle vous avez échappé…prends ça dans ta tête

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  1. Thyuig

    oui, ça me fait un peu penser à du David B (je plaisante bien entendu) :oP

  2. julien

    Ressents-tu les réminiscences de l’enfance à dessiner ces batailles foisonnantes..?Je maintiens que tous ces projets,en cours,achevés,inachevés(…)plaident pour toi et ne peuvent donner que du bon(et c’est bon.)

  3. Raymond

    Ca commence comme du Moebius, et après … on aimerait bien savoir ;-)

  4. raoul ketchup

    Le canon là à droite il tire des obus de combien ?

  5. olivier

    Et un homme volant si vite dans le ciel en haut à droite de la case 1 que l’on n’en voit que son ombre ( telle l’homme torche des 4 fantastiques :-)

  6. Pierre

    Li-an, si au goût des petits soldats en plastique tu souhaitais joindre celui des Ukiyo-e, je ne saurais trop te conseiller les estampes des guerres sino et russo-japonaises par Kiyochika Kobayashi !

  7. Pierre

    J’ai découvert tout à fait par hasard cette production à l’occasion d’une exposition du musée Marmottan consacrée à la collection d’estampes japonaises de Claude Monet.
    J’étais venu revoir les paysages apaisants d’Hokusai -ce qui fut fait, mais, dans un petit couloir un peu caché, c’est la guerre que je vis: scènes de batailles navales hallucinantes, armées en déroute, corps à corps héroïques, saisissant contraste dans ce génie nippon concentré au service de la plus vile apologie de la guerre moderne. A l’issue de cette exposition j’ai fait quelques recherches qui m’ont conduites à cette base de donnée exceptionnelle : http://visualizingcultures.com....._home.html
    (cliquer sur « view all »).
    Les thèmes sont répétitifs, le format allongé constitué de trois images verticales disposées en triptyque, toujours le même. Si l’on retient surtout le nom du prolifique Kobayashi Kiyochika, son style est pourtant un peu figé et naïf, mais il peut se révéler parfois très inspiré, comme lorsqu’il représente une bataille de nuit, au bord d’une rivière, seulement visible par le reflet qu’elle fait dans l’eau. Ogata Gêkko aussi se défend bien, à l’aise tant dans les grandes compositions, que dans les scènes intimiste (un général qui médite en haut d’une falaise sur le soleil levant), mais les artistes les plus mirifiques par leur réalisme et leur expressivité, sont à mon sens, Getsuzô qui dessine les cosaques qui roulent des yeux effrayants et Migita Toshihide qui prend manifestement un plaisir sadique à couper par le travers en deux de malheureux mandchous fous.
    Je suis persuadé que, pour un dessinateur de bande dessinée qui se donne pour sujet la représentation de la guerre, il y a là de quoi se nourrir sans remâcher toujours la traditionnelle peinture d’histoire occidentale.

  8. Pierre

    Tes réticences sont bien compréhensibles … D’ailleurs, d’après ce que j’ai pu lire ici ou là, le Japon d’après 1945 rejette cette iconographie guerrière.

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