Georges de La Tour est en librairie !

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Occupé à rêvasser, j’ai complètement oublié que mon nouvel album consacré au grand peintre lorrain Georges de La Tour est sorti en librairie – en même temps, je n’ai pas reçu de coup de fil enthousiaste de mon banquier ou de bouquets de fleurs par Interflora.

Ce nouvel ouvrage est un album 46 pages – un ouane shotte comme on dit dans l’édition – qui fait partie de la collection Grands peintres de Glénat. Le concept est simple: à partir d’une œuvre connue d’un artiste, on raconte une histoire se déroulant à l’époque où la peinture a été réalisée. Avec Georges de La Tour, j’avais un petit avangage: on sait très peu de chose sur sa vie. Il a été redécouvert à partir des années 1930 par les historiens de l’Art et sa popularité date d’après la seconde Guerre Mondiale.

J’ai donc inventé une histoire en partant des éléments chiches glanés dans les ouvrages de référence. Pour décor, la guerre de Trente Ans qui ravage la Lorraine et qui, par la destruction très probable d’une grande partie des peintures de de La Tour, explique le fait qu’il soit tombé dans l’oubli. Comme personnage, un peintre grand bourgeois qui agace ses contemporains et qui choisit de vivre à Lunéville en se rêvant anobli. Comme entourage, sa petite famille et ses servants, dont son fils qui a à peu près 17 ans au moment où Lunéville brûle, incendiée par les Français.
Vous secouez un peu tout ça et vous obtenez des chevaux hennissants, des soldats bandits, des paysans pendus et des gitanes gitanesques. Vous pourrez aussi vous amuser à retrouver les nombreuses références aux peu nombreuses œuvres du peintre suggérées de ci de là.

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Un dossier très bien fait complète l’ouvrage – réalisé par Dimitri Joannidès – qui multiplie les hypothèses avec érudition. J’ai découvert des tas de choses que je n’avais pas lu dans ma documentation.

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    11 commentaires

    • Alors,belle route à ce nouveau li An!..Vraiment.
      J’aime les sujets obscurs,les pas-bon-genre,et les terrains à explorer.
      Evidemment,le format oblige à la concision;c’est peut être heureux.
      (Le fan-club de Quentin de La Tour tire un peu la tronche)

      • Pour l’anecdote, à l’époque où de La Tour n’était pas encore reconnu, certains de ses tableaux étaient attribués à Quentin par pure fainéantise.

        Merci pour les encouragements. Quant au format, il faut s’adapter – vaut mieux un bon 46 planches qu’un mauvais roman graphique.

    • Joli dessin pour la couv’! La maquette et la titraille, en revanche, semblent bien… sages; un choix de l’éditeur pour « faire sérieux », je suppose?

    • Félicitations et bon vent à Georges. M’en vais me dépêcher de l’acheter. (ou me le faire offrir: je suis encore un peu plus vieux dans une semaine :-( ….)

    • Lol. En plus j’ai « chourfé », sais pas pourquoi, j’ai pensé Botticcelli et j’ai tapé Donatello!… qui est un sculpteur…

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