Explicite, une BD autour du cul mais pas dedans (Olivier Milhaud & Clément C. Fabre – Delcourt/Mirages)

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Il fait chaud, c’est l’été, je vous verrai bien au bord d’une piscine, en maillot de bain avec plein d’acteurs et actrices porno pour un tournage de film X bien sympa. Rhaaa, ne faites pas votre timide, je sais bien que vous avez le physique et les compétences !

En fait, j’ai décidé d’un commun accord, après consultation de la base, que j’arrêtais d’acheter tout documentaire graphique (vous savez ces BD qui racontent du vécu) afin d’investir l’argent économisé dans des chouchous bien sucrés. Ça me paraît être un investissement bien plus profitable au niveau plaisir immédiat.
Mais on m’avait conseillé l’album Explicite dont le concept m’avait fait sourire et j’ai dédicacé à côté du dessinateur, Clément C. Fabre, et c’était trop tentant de jeter un coup d’œil là-dedans.

Explicite, c’est le compte rendu du tournage d’un film de John B. Root (un jeu de mot sur Jean Racine qui m’avait toujours échappé), fameux réalisateur français de films X et qui a été aussi écrivain jeunesse. C’est comme cela qu’il a croisé la route d’Olivier Milhaud auquel il a proposé un rôle non pornographique dans un de ses films. La BD raconte ces quelques jours d’un amateur sur un tournage à peine différent, j’imagine, d’un film classique à petit budget.

Ça se lit très bien, Milhaud rend bien les à côtés d’un tournage – l’intendance, les ego, les histoires sentimentales – et Fabre s’en sort très bien côté dessin puisque les filles ne font jamais « actrice de X ». Ce sont juste des bonnes femmes et des types à poil qui se baladent. Les obsédés seront un peu frustrés parce que l’histoire ne montre jamais les scènes de sexe qui sont en hors champ.
Un album sympathique mais je regrette qu’il n’y ait pas une vraie histoire – il manque une vraie tension du slip… Et j’aime bien les histoires, moi.

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    2 commentaires

    • Je ne connais pas l’auteur mais le sujet est intéressant (même en l’absence d’une véritable histoire…), c’est toujours bien de voir les coulisses terre à terre d’un univers qui ne fonctionne que sur les fantasmes…Et puis il s’agit (en quantité) de la première production de films au monde, un monde avec j’imagine ses règles, ses codes…

      • Ben en fait, comme c’est expliqué dans la BD, B. Root tourne ici un film moins orienté cul que la plupart et du coup, ça reste assez classique dans ce qui est raconté. On apprend quelques trucs sur le petit monde du X mais rien de bien renversant.

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